Les rues de Colombes

Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 15:37

Jules Michelet (1798 – 1874) – Historien

Jules Michelet est né à Paris, dans un milieu modeste. Ses parents consentirent de nombreux sacrifices afin de l’envoyer étudier au célèbre lycée Charlemagne. Après une agrégation de lettres, il fut nommé professeur d’histoire à l’âge de 21 ans.

 

Républicain, romantique et libre penseur, cet homme de lettres se voulait avant tout « enquêteur sur l’histoire du passé ». Ses premiers ouvrages historiques étaient surtout des manuels scolaires destinés à ses élèves.

 

En 1827, il est nommé maître de conférence à l’Ecole Normale puis professeur à la Faculté des Lettres de la Sorbonne. Peu après, il commença son chef d’œuvre monumental « Histoire de France », qu’il mit plus de trente ans à achever, tout en continuant à écrire d’autres ouvrages sur l’Histoire, le Droit ou les sciences naturelles.

 

En 1838, il devient professeur au Collège de France, nommé à la chaire d’Histoire. Cette même année, assisté de son ami Edgar Quinet, il commença une violente polémique contre l’ordre des jésuites, animé par son aversion envers les principes d’autorité et les pratiques ecclésiastiques.

Le clergé fut alors assez puissant pour faire interdire ses cours et briser définitivement sa carrière publique puisque qu’il ne redevint jamais professeur.

 

Après le déclenchement de la révolution de 1848, il refusa d’entrer dans la vie politique active et se consacra à son travail littéraire durant deux décennies. Il acheva ainsi la grande œuvre de sa vie en 1867. Dans sa version d’origine, elle comportait dix-neuf volumes, de l’Antiquité jusqu’au déclenchement de la Révolution en 1789.

 

Il entreprit alors une vaste fresque sur le XIXème siècle qu’il ne put finir. Il fut retrouvé mort à sa table de travail en 1874, après avoir achevé le troisième volume incluant la Bataille de Waterloo.

 

Lors des funérailles officielles et publiques au cimetière du Père Lachaise, la police déclara plus de 25.000 personnes.

 

Aujourd’hui, on retrouve des rues Michelet dans la plupart des villes françaises. Il existe une rue « Jules Michelet » à Bucarest. A Colombes, cette rue se situe dans le quartier des Fossés Jean à la perpendiculaire de l’Avenue de Stalingrad.

Mum'Troll

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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 11:51

Marcelin Berthelot (1827-1907) - Chimiste et homme politique français


Né à Paris en 1827, Pierre Eugène Marcelin Berthelot entre comme préparateur au Collège de France en 1851. Il y obtient son doctorat en 1854. Il se spécialise alors dans la fabrication de substances organiques, en en réalisant la synthèse. Le succès de Berthelot dans ce domaine remet en cause la théorie, communément admise à l'époque, selon laquelle ces composés organiques ne peuvent être créés que par des organismes vivants.

 

Berthelot s'intéresse aussi aux explosifs, ainsi qu'aux quantités de chaleur produites par les réactions chimiques, fondant ainsi la thermochimie.

 

Berthelot est nommé professeur à l'École supérieure de pharmacie en 1859 et au Collège de France en 1865. Élu membre de l'Académie des sciences en 1873, il en devient secrétaire perpétuel en 1889, succédant à ce poste à Louis Pasteur. En outre, il entre à l'Académie française en 1901.

Berthelot est non seulement un grand chimiste mais également un homme politique de premier ordre. Inspecteur général de l'Instruction publique en 1876, il devient sénateur à vie en 1881, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts de 1886 à 1887 et, enfin, ministre des Affaires étrangères de 1895 à 1896 dans le gouvernement de Léon Bourgeois.

La mort de Marcellin Berthelot est assez particulière : il avait maintes fois répété qu'il ne souhaitait pas survivre à son épouse Sophie Niaudet, malade et, en effet, quelques minutes après la disparition de celle-ci, le 18 mars 1907, il s'éteignit lui-même.



A Colombes, la rue Marcelin Berthelot se situe entre le stade Yves du Manoir et l’avenue de Stalingrad.

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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 10:29

Yves Frantz Loys Marie Le Pelley du Manoir (1904 – 1928)

 

Comme son nom l’indique, Yves Frantz Loys Marie Le Pelley du Manoir a des origines nobles. Ses parents, le Vicomte et la Vicomtesse Le Pelley, habitant à Paris, c’est tout naturellement que le jeune Yves fera ses classes rugbystiques dans un des deux clubs de la capitale : le Racing Club de France.

 

En dehors du rugby, où il joue en demi d’ouverture, le jeune Yves pratique d’autres disciplines, toutes à haut niveau : le tennis, le canoë et l’athlétisme. Parallèlement à ses activités sportives, il est admis à l’école polytechnique en 1924. Il en sortira avec le grade de sous lieutenant dans l’aviation.

 

Le 1er janvier 1925, il est sélectionné dans le XV de France. Ce jour là, la France affronte l’Irlande dans le cadre du tournoi des V nations, à Colombes, et perd par 9 à 3. Mais Yves du Manoir a accompli un match exceptionnel et sera désigné « meilleur homme du XV de France ».

 n 1927, à peine âgé de 22 ans, il devient le capitaine du XV de France le temps d’un match.

 

Le 2 janvier 1928, l’Ecosse et la France s’affrontent dans le cadre du tournoi des V nations. Le lieutenant Yves du Manoir doit se désister pour ce match car il doit embarquer dans un avion pour passer la deuxième épreuve de son brevet de pilote militaire.

Mais quelques minutes après le décollage de son Caudron 59, Yves Frantz Loys Marie Le Pelley du Manoir s’écrase et meure dans cet accident.

 

A 23 ans, en quelques matchs internationaux, Yves du Manoir a marqué le rugby français.

 

A peine quatre mois après sa mort, le stade de Colombes est rebaptisé « Stade Yves du Manoir » pour accueillir le match France-Irlande du tournoi de1928. Une statut à son effigie sculptée par Jean Puiforcat veille aujourd’hui à l’entrée du stade du Racing Métro 92. 

 

Son succès a donné lieu à une prestigieuse compétition, le Challenge Yves du Manoir (1932 – 2000), basée sur la simple beauté du jeu

 

La mère d’Yves du Manoir a acheté une parcelle du terrain sur les lieux de l’accident, à Reuilly près de Bourges. Elle y a fait construire une stèle en forme d’aile d’avion, toujours entretenue aujourd’hui par la commune de Reuilly.

 

En dehors du Stade de Colombes, du nouveau stade de rugby de Montpellier, et du stade de l’école polytechnique, plusieurs établissements scolaires portent le nom d’Yves du Manoir.

 

 

Petit aparté : à l’heure à laquelle j’écris ces lignes, il semble que la décision soit arrêtée : le nouveau stade de 35000 places du Racing Métro 92 ne sera pas construit à Colombes mais à Nanterre.

 

Mum’Troll

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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 20:51

Photo prise devant le cimetière de la Cerisaie :
                                                                                                                                                                       
Nous prenons des photos lors des vacances, lors de voyages, lors des grands évènements de notre vie. Et notre rue ? Et notre quartier ? Sortis de la petite bulle, nous avons trop souvent tendance à prendre des clichés d'endroits où nous ne retournerons peut-être jamais, en négligeant les lieux de notre quotidien.

En décrivant il y a quelques semaines mon quartier de "petite fille", je me suis aperçu que je n'avais aucun cliché pour l'illustrer. Depuis, face aux changements de notre voisinage, nous nous promenons régulièrement un appareil photo en bandoulière.
Déjà, des maisons ont été détruites ces derniers jours, sans parler du site de la marine. Nous constituons notre photothèque qui servira, qui sait, aux dignes héritiers des Trolls de tout poils et des Piafs de toutes plumes.

Mum'Troll

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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 21:59

Il fait nuit, il fait froid, et je n’ai pas envie de sortir. Sortir pour quoi faire ? Pour aller voir sur la plaque de la rue Henri Martin s’il s’agit du peintre ou du résistant.

Alors, au vu des autres noms des rues colombiennes, j’ai tendance à penser que cette rue n’a rien à voir avec une activité picturale. Et puis, je ne suis pas très douée pour décrypter le pointillisme. Et j’ai encore moins envie d’écrire sur un artiste exalté au point de se lier aux Rose-Croix.

Quant au résistant Henri Martin, afin de mieux le connaître, je préfère vous livrer des extraits d’un article paru dans l’Humanité le 3 mai 2004. Article rédigé par un certain … Henri Martin :
« En 1936, c’est le Front populaire et j’ai neuf ans. J’allais porter la musette à mon père qui travaillait à l’usine de cuisinières à Rosières, dans le Cher. Dans la musette, il y avait le casse-croûte, et l’Humanité. C’est l’année de la guerre d’Espagne. Pour s’être opposé aux accords de Munich, mon père est licencié avec deux cents de ses compagnons. L’occupation, la résistance. Mon père attendra 1942 pour me dire ses activités clandestine. J’ai quinze ans et je diffuse l’Humanité clandestine. En 1944, je rejoins le maquis de Lignères et de Chateaumeilland, au sud du département. Comme j’étais le plus jeune, on m’envoyait dans les fermes au ravitaillement. Je participe à la Libération de Bourges le 6 septembre 1944. C’est à ce moment-là que j’adhère officiellement au Parti communiste.

Je pars sur le front de Royan, j’y reste trois mois jusqu’au 18 février 1945. Démobilisé de l’armée de terre, je m’engage dans la marine, volontaire contre le Japon. Je pars le 17 octobre 1945 pour l’Indochine. J’ignorais tout de ce qui s’y passait. Moi, je partais pour poursuivre la lutte antifasciste. Je suis emprisonné le 14 mars 1950. La peine de mort pour activités communistes se transforme en vingt ans. Je suis transféré en centrale à Melun. Là, par mon avocat et des gardiens communistes, j’ai l’Humanité. La campagne " Libérez Henri Martin ", c’est avant tout une campagne contre une guerre injuste, contre la répression. Je suis libéré le 2 août 1953. Et l’Algérie arrive dans la foulée. »


Ce que ne dit pas cet article, c’est que lors de son engagement dans la guerre d’Indochine, Henri Martin, qui pensait poursuivre sa lutte anti-fasciste, se retrouve embarqué avec des vichystes et des GRM (milices de Pétain qui pourchassaient les résistants). Il constate qu’il lutte contre des indochinois qui revendiquent leur liberté. Les gens assassinés ne sont pas des pillards mais des paysans tués par la légion étrangère qui massacrait et brûlait des villages.

Revenu en France en 1946, Henri Martin distribue des tracts à Toulon invitant les marins à réclamer la cessation des hostilités en Indochine. Il est arrêté et condamné. Le PCF prend sa défense ainsi qu’un collectif d’intellectuels dont Jean-Paul Sartre qui publiera, fin 1953, le livre L’affaire Henri Martin.

Et le premier colombien, la première colombienne, qui passe devant la plaque de la rue a le droit de m’écrire ce qu’il y a de précisé sur cet Henri Martin.

Mum'Troll

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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 15:05

2008 est l’année de célébration des 50 ans de jumelage Colombes / Frankenthal.

C’est en effet le 26 octobre 1958 que, par un serment prononcé devant l'assemblée municipale par l'Oberbürgmeister de Frankhenthal Emil Kraus et le Maire de Colombes Paul Bouchu, les deux Villes ont pris l'engagement solennel de conjuguer leurs efforts pour maintenir des liens permanents entre les deux municipalités et les habitants.

Divers évènements ont eu lieu depuis le mois de mai et se prolongeront jusqu’en février 2009, mois qui verra se dérouler à Colombes la Cérémonie officielle du 50ème anniversaire - après la cérémonie qui a eu lieu hier à Frankenthal, avec renouvellement du serment. Par exemple, en complément de la semaine du goût, les chérubins colombiens ont déjeuné allemand dans les écoles toute la semaine dernière. D’autre part, des tournois sportifs, des concerts, des rencontres culturelles célèbrent cet anniversaire.

Maintenant une petite question : où est Frankenthal ? En Allemagne, c’est sûr. Sud ou Nord ? Bavière ou Rhénanie ?  Mégalopole ou petit village accroché à la montagne ?

Quelques éléments de réponse : Frankenthal est une ville de la vallée du Rhin. Son nom signifie d’ailleurs « Vallée des Francs ». De taille moyenne (moitié moins d’habitants qu’à Colombes), elle se situe au sud de Frankfort, à environ 50 kilomètres de Strasbourg. Ville métallurgique ouvrière, elle est aussi célèbre pour sa fabrication de figurines en porcelaine du XVIIIe, aujourd’hui très recherchées.


En complément d’initiatives institutionnelles, le jumelage prend vie au travers d’actions particulières (échanges scolaires) et/ou de relations de longues dates comme celles des Amis de la nature de Colombes qui ont tissé des liens forts avec leurs homologues de Frankenthal.
 

Petite liste de liens, pour en savoir +

http://www.colombes.fr/fr/decouvrir-colombes/jumelage/index.html
http://www.frankenthal.de (à condititon express de parler allemand, où pour y découvrir quelques photos)

http://www.amisnature-colombes.org

Mum'Troll (sur l'iniative de F.)

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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 14:40
Nous autres Trolls nous sommes exprimés sur divers blogs au sujet des tous nouveaux Conseils de Quartiers, après nous y être exprimés de vive voix lors de la réunion préliminaire (non Fabrice, je n'évoque pas forcément le tirage au sort ...)

Nous avons pu constater que certaines personnes étaient capables de dresser un bilan avant même tout début d'activité. Pour ma part, j'en tire d'ores et déjà un constat : le dossier contient la liste intégrale des rues de Colombes.

Et c'est là que se fait le lien entre les Conseils de Quartier et la rubrique de notre blog : j'ai du travail pour des dizaines d'années !

Mum'Troll
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 14:24

Edgar Quinet : Ecrivain, historien, homme politique français (1803 – 1875)

 

Edgar Quinet est né le 17 février 1803 près de Bourg-en-Bresse. Après des études à Lyon, il impose à ses parents sa passion pour la littérature.

L'année 1823 est celle de sa première publication, 'Les Tablettes du juif errant'. Grand voyageur, il se rend souvent en Allemagne et rédigera d’ailleurs 'Le Système politique de l'Allemagne' en 1831.

Historien toujours dans la contestation et figure politique reconnue, il sera nommé professeur au Collège de France, Collège dont il sera exclu en 1846 pour anticléricalisme.

Elu député de l'Ain en 1848, il est proscrit après le Coup d'Etat. En 1851, il s'exile à Bruxelles et ne revient en France qu'en 1870. A son retour, il rédige de nouveaux ouvrages fondamentaux qui confirment son rôle de précurseur : 'La République' en 1872 et 'L'Esprit nouveau' en 1874. Ami de Victor Hugo, de Lamartine ou encore de Chateaubriand, il meurt le 27 février 1875, sans avoir eu la chance de voir établie définitivement la République.


Ses citations :

 

«Ne faites pas au monde l'extrême plaisir de lui demander l'impossible pour qu'il s'autorise à vous refuser le nécessaire.»

«Toute pensée qui se bornera aux combinaisons de l'économie politique sera infailliblement trompée dans les grandes affaires humaines.»

Mum'Troll

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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 11:35

Mais puisque je vous dis que c’était forcément mieux avant !!!

 

Je vous propose de m’accompagner pour un voyage dans le temps, à travers le Petit Colombes.

 

Configuration des lieux :

 

Petite fille, j’allais à l’école Buffon. J’avais 2 possibilités de trajets :

      - remonter le boulevard Charles de Gaulle en longeant un sinistre, interminable,inquiétant et très haut mur de pierres sombres

      - prendre la rue des Côtes d’Auty et passer entre le mur d’enceinte de l’hôpital de Nanterre et celui de la marine, ce qui impliquait de faire attention aux trous de la chaussée déformée, aux flaques d’eau croupie quasi permanentes et surtout aux bouts de verre et aux cadavres de bouteille, laissés là par ceux que l’on nommait « Les Vieux de Nanterre »

 L’aire d’accueil des gens du voyage n’existait pas. A la place s’élevaient 4 (puis 2) cités de transit. Au départ destinées aux travailleurs immigrés venus seuls, ces cités ont assez vite hébergé des familles entières, loin de l’usage premier des locaux. Ces familles sont restées. Les enfants ont grandi dans un environnement de béton, dans des appartements non isolés, non insonorisés. Les travaux restaient superficiels, ces bâtiments étant voués à court terme (sans cesse repoussé) à la destruction. On entend parler aujourd’hui de « zones de non droit ». Ces cités en étaient une. La Police ne s’y aventurait pas, ou alors en force. Et mes petits camarades de l’époque me recommandaient de les attendre dans la rue, sans jamais pénétrer dans cet univers où je n’aurais apparemment pas été la bienvenue.

 

Entre ces cités et le boulevard Charles de Gaulle, perpendiculairement à la rue des Côtes d’Auty et parallèlement à la rue Champy, existait une petite rue (de mémoire la rue Levasseur, à vous confirmer la rue Levanneur). La plupart des maisonnettes étaient d’anciennes cabanes de jardin. De nombreux habitants venaient se fournir en eau à une borne située à l’angle de la rue des Côtes d’Auty. Aucun raccordement au réseau de tout à l’égout. La rue a entièrement été rasée et aujourd’hui se dresse des immeubles, ceux du boulevard Charles de Gaulle, côté impair.

 

Les 4 chemins et leurs commerces …

 

Pour poster notre courrier. Ha … ! Le bureau se situait à l’emplacement de l’actuelle place Aragon, en fait, à quelques dizaines de mètres de celui qui a ouvert ses portes la semaine dernière. Il résidait dans les locaux d’une ancienne école, et la bibliothèque se trouvait au 1er étage. J’ai le souvenir de locaux froids, au sens propre comme au sens figuré. Le souvenir aussi d’attentes interminables … Le fait qu’il fallait choisir une file n’arrangeait pas le sentiment de toujours attendre plus que les autres. Dans mon souvenir, le sol était toujours jonché de bouts de papier, et parfois, quand la chance me souriait, je trouvais une pièce de monnaie (qui récompensait ma patience). Comparativement, même notre ancien bureau de poste qui vient de fermer ses portes m’apparaissait plus accueillant et efficace, comme quoi tout est relatif !

 

Des petits commerces, il y en avait tout le long du boulevard Charles de Gaulle et de la rue Gabriel Péri (alimentation, vêtements, bars, quincaillerie, station service, bars, fleuriste, pharmacien, coiffeurs, bars, etc.). Mieux, moins bien que maintenant ? 
 

La sécurité dans le quartier 

 

Longer l’ancien mur de la marine n’a jamais rien eu de rassurant, et le faible éclairage de l’époque n’améliorait pas les choses. La présence de nombreux bars dans le quartier favorisait les empoignades musclées et alcoolisées. A cette époque, dans la journée, les résidents permanents de l’hospice de Nanterre étaient omniprésents dans les rues, sur les bancs, dans les squares. En parlant de square, celui de Victor Basch n'était déjà pas accueillant. Pas de jeux pour enfants et toujours cet aspect délaissé, même quand les arbres centenaires le verdissaient.

L’école Buffon avait déjà mauvaise réputation : enseignement au rabais, racket des élèves, environnement défavorable. Cela fait tristement sourire de constater les investissements (à tous niveaux) faits sur cette école, et de constater que beaucoup estiment que la situation se dégrade d’année en année.

 

Ainsi était mon quartier, vu par une enfant haute comme 3 pommes. Ce quartier, je l’ai quitté pour voir d’autres horizons. J’ai fait le choix d'y revenir. Aujourd’hui, une autre petite fille haute comme 3 pommes le regarde évoluer. Elle se souviendra peut-être de la démolition du site de la marine. Elle pourra raconter le quartier avant l’arrivée du tramway. La place Aragon, la nouvelle poste, et l'école Buffon …

 

Mum Troll

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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 10:05

Youri  Alekseïevitch Gagarine - Cosmonaute soviétique (1934 - 1968)

Youri Gagarine, héros de l'Union soviétique, est un cosmonaute qui a marqué l'histoire en devenant le premier homme à voyager dans l'espace.

Né près de Gjatsk (ville renommée Gagarine en son honnuer en 1968) d'un père charpentier et d'une mère paysanne, l'enfance de Youri fut marqué par la première guerre mondiale.

A l'âge de 17 ans, il intègre une école technique industrielle et rejoint un club de pilotage amateur. Il entrera à 21 ans à l'école de pilotage et obtiendra ses palmes de pilote de chasse à bord d'un MiG-15 deux ans plus tard.

3 ans plus tard, Youri Gagarine est sélectionné avec 19 autres cosmonautes pour le programme spatial soviétique. Le choix final tint compte des performances à l'entraînement ainsi que de la taille du pilote  (la place étant restreinte dans le module Vostok, et Gagarine mesurant 1 mètre 58 à l'âge adulte).

Le 12 avril 1961, Gagarine devient le premier homme à voyager dans l'espace dans la capsule Vostok 1. Il décolle de Baïkonour à 9h07 puis effectue une révolution d'1h48 autour de la terre.

Après son vol, Gagarine devient directeur de l'entraînement pour la Cité des étoiles et amorce une reconversion en tant que pilote de chasse. Le 27 mars 1968, son instructeur et lui meurent à bord d'un MiG-15 lors d'une mission de routine. A ce jour, les circonstance de cet accident ne sont pas totalement élucidées. 

Youri Gagarine est inhumé dans le mur du Kremlin.

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